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Livre blanc · Octobre 2026

Mesurer pour piloter

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Concevoir la mesure de la formation dès le premier jour

Concevoir la mesure de la formation dès le premier jour

4 parties · Méthode et checklist · Octobre 2026

4 parties · Méthode et checklist · Octobre 2026

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Mesurer pour piloter

Concevoir la mesure de la formation dès le premier jour

Octobre 2026

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Livre blanc

Mesurer pour piloter

Concevoir la mesure de la formation dès le premier jour

Octobre 2026

Au sommaire

  1. Le constat : on mesure le début et la fin, rarement le milieu

  2. Le problème de la mesure : elle est pensée trop tard

  3. Le rôle de l’agence : concevoir la mesure avec le parcours

  4. La méthode : par où commencer, même seul

  5. Conclusion : la preuve se prépare avant la formation

Introduction

Un écart entre ce qu’on croit et ce qu’on peut prouver

Chaque fin d’année, le plan de formation passe en arbitrage. Le responsable formation défend son budget avec des données de participation et de satisfaction. La direction, elle, attend des résultats sur le travail.

La 4ᵉ édition du Baromètre de la Formation 2026, publiée par Rise Up et Parlons RH auprès de 192 responsables formation, chiffre ce décalage :

Alignement avec les objectifs business

83,6 %

des répondants jugent leur stratégie de formation alignée avec leurs objectifs business

  • 34,5 % « très fortement »
  • « fortement »
  • autres réponses

Démonstration de l’impact business

17,8 %

savent démontrer clairement cet impact, et 46,5 % seulement en partie

  • 17,8 % clairement
  • 46,5 % partiellement
  • autres réponses
Base : 192 responsables formation. Source : Baromètre de la Formation 2026, Rise Up et Parlons RH.

Nous avons décrypté ces résultats avec Frédéric Hebert, Chief Learning Officer de Rise Up, dans un épisode du Lab Kwark.

Ce livre blanc part de ce constat. Il montre où la mesure se perd, pourquoi elle se perd, et comment la construire dès la conception d’un parcours, y compris quand on gère la formation seul. La démarche vaut pour tous les formats : présentiel, distanciel ou blended.

Partie 1 · Le constat : on mesure le début et la fin, mal le milieu

Convaincus, mais rarement en mesure de le prouver

La conviction est largement partagée. La démonstration l’est beaucoup moins : près de la moitié des répondants ne peuvent démontrer l’impact business de leur formation qu’en partie.

Notre analyse : le lien se perd au milieu de la chaîne, entre ce que l’apprenant a appris et ce qu’il applique dans son travail. Pour le comprendre, il faut revenir au modèle qui sert de référence pour évaluer une formation.

Ce que mesurent les organisations

Le baromètre montre que les mesures se concentrent aux deux extrémités de la chaîne. 71,2 % des organisations mesurent la satisfaction des apprenants (niveau 1). 22,3 % suivent un indicateur de performance opérationnelle (niveau 4). Le niveau 2 est presque toujours évalué en fin de formation, mais rarement au-delà. Le niveau 3 apparaît peu dans les indicateurs cités.

Le milieu de la chaîne est celui qui fait la preuve

Prenons une formation fictive : des conseillers clientèle formés au traitement des réclamations. Voici ce que chaque niveau permet de savoir, et ce qu’il laisse dans l’ombre.

Exemple fictif · Conseillers clientèle
NiveauCe qu’on mesureCe que ça ditCe que ça ne dit pas
1. RéactionUne note de satisfaction à la fin de la sessionLes conseillers ont apprécié la formationS’ils ont retenu la méthode
2. ApprentissageUne mise en situation sur un appel simulé, avant et aprèsIls savent appliquer la méthode dans un cadre contrôléS’ils l’appliquent face à un vrai client
3. TransfertL’écoute de quelques appels réels par le manager, un mois aprèsLa méthode est utilisée au posteSi elle améliore le service
4. RésultatsLe taux de réclamations résolues au premier contact, trois mois aprèsLe service s’est amélioré, ou nonSi la formation y est pour quelque chose, sans les niveaux 2 et 3

Chaque niveau répond à une question différente. Les niveaux 2 et 3 font le lien entre les deux extrémités. Sans eux, on constate une évolution sans pouvoir l’expliquer.

Les fausses mesures de l’apprentissage

Beaucoup d’organisations pensent mesurer le niveau 2 alors qu’elles mesurent autre chose. Le taux de complétion et le nombre d’heures de formation indiquent un volume d’activité, pas un acquis.

Le quiz de fin de module correspond bien au niveau 2. Mais passé juste après le module, il ne dit pas si les connaissances sont acquises durablement. Les travaux d’Hermann Ebbinghaus sur la courbe de l’oubli (1885) ont montré que ce qu’on apprend s’efface vite sans réactivation.

Pourquoi ce « ventre mou »

L’expression est de Frédéric Hebert. Les deux extrémités sont simples à renseigner. La satisfaction se recueille par un questionnaire à chaud. Les indicateurs de performance opérationnelle figurent déjà dans les outils de pilotage de l’entreprise. Le milieu, lui, se heurte à plusieurs freins.

  • Il n’y a pas de point de départ

    Pour savoir ce qu’un apprenant a acquis, il faut savoir ce qu’il savait avant. Sans évaluation initiale, un bon résultat final ne prouve pas grand-chose.

  • Les outils suivent l’activité

    Une plateforme remonte des connexions, du temps passé et des taux de complétion. Mesurer un acquis demande des évaluations construites pour ça.

  • Le manager ne sait pas quoi observer

    Le transfert se constate sur le terrain. Le manager est le mieux placé pour le voir, mais on lui demande rarement de le faire.

  • Le transfert n’appartient à personne

    Après la session, le responsable formation n’a plus la main. Le manager n’a souvent pas été associé à la conception. Le niveau 3 tombe entre les deux.

Partie 2 · Le problème de la mesure : elle est pensée trop tard

Dans la plupart des projets, l’évaluation est prévue. La question de l’impact, elle, arrive à la fin. Le parcours est conçu, produit, déployé. Puis vient le moment de dresser un bilan, et l’on cherche ce qui peut être mesuré avec les données disponibles.

À ce stade, il est trop tard pour les niveaux 2 et 3 :

  • Aucune évaluation initiale n’a été faite.

  • Les évaluations n’ont pas été construites pour mesurer un acquis précis.

  • Le manager n’a pas été prévenu de ce qu’il devait observer.

Il reste la satisfaction et, parfois, un indicateur de performance opérationnelle qu’on ne peut pas relier à la formation.

Partir du résultat, pas du contenu

Un parcours est le plus souvent conçu à partir d’un contenu à transmettre. On liste ce que les apprenants doivent savoir, puis on organise les modules. L’évaluation est prévue, mais pensée comme un contrôle de fin de parcours plutôt que comme une preuve d’impact.

La démarche inverse est connue en ingénierie pédagogique sous le nom de conception à rebours. Grant Wiggins et Jay McTighe l’ont formalisée en 1998 dans Understanding by Design. On définit d’abord le résultat attendu. On décide ensuite comment on saura qu’il est atteint. Le contenu vient en dernier.

Conception habituelle

  1. Le contenu à transmettre
  2. Les modules
  3. Une évaluation de fin de parcours

Conception à rebours

  1. Le résultat attendu
  2. La preuve qu’il est atteint
  3. Le contenu

James et Wendy Kirkpatrick, qui ont prolongé le modèle, appliquent la même logique aux quatre niveaux. Ils recommandent de commencer par le niveau 4, puis de remonter vers le niveau 1.

  1. 4Résultats
  2. 3Transfert
  3. 2Apprentissage
  4. 1Réaction

Une question à poser jusqu’au bout

Une demande de formation arrive rarement sous une forme mesurable. Il faut se demander pour obtenir quoi, et reposer la question jusqu’à ce que la réponse devienne observable.

Prévoir un indicateur pour chaque niveau, avant le lancement

Une fois le résultat fixé, on définit ce qui sera mesuré à chaque niveau.

Exemple fictif · Conseillers clientèle
NiveauCe qu’on décide avant le lancementCe que ça implique dans la conception
4. RésultatsLe taux de résolution au premier contact, et sa valeur de départRécupérer la donnée auprès du service avant la formation
3. TransfertTrois comportements que le manager repérera en écoutant des appels réelsConstruire une grille d’observation simple avec le manager
2. ApprentissageLa maîtrise de la méthode sur un appel simulé, avant et aprèsIntégrer une mise en situation au début et à la fin du parcours
1. RéactionL’utilité perçue pour le postePoser une question sur l’usage prévu, en plus de la satisfaction

La mesure ne s’ajoute pas au parcours. Elle en fait partie. La mise en situation du niveau 2 est aussi un moment d’apprentissage. La grille du manager l’aide aussi à accompagner son équipe.

Le Time-to-Skill repose sur la même condition

Le Baromètre de la Formation 2026 met en avant un indicateur poussé par Rise Up : le Time-to-Skill. Il mesure le délai entre le moment où un besoin de compétence est identifié et le moment où le collaborateur est opérationnel.

Départ

Besoin identifié

Time-to-Skill

Arrivée

Collaborateur opérationnel

Cet indicateur parle à une direction, car un délai se traduit en coût et en capacité. Il demande pourtant une définition préalable : à partir de quand considère-t-on qu’un collaborateur est opérationnel ? Une mise en situation réussie, un geste métier validé, un résultat observé par le manager ? Sans cette réponse posée en amont, le Time-to-Skill reste théorique.

Associer le manager dès le cadrage

Le niveau 3 se joue sur le terrain. Si le manager découvre la formation le jour où on lui demande un retour, il ne saura pas quoi observer.

L’associer au cadrage change la donne. Il aide à choisir l’indicateur de performance opérationnelle, car il le suit déjà. Il sait à l’avance ce que la formation doit changer dans le travail de son équipe. Il devient un relais de la formation, et plus seulement une source de données.

Partie 3 · Le rôle de l’agence : concevoir la mesure avec le parcours

Kwark est une agence de digital learning. Depuis 22 ans, nous concevons et produisons des parcours e-learning et blended sur mesure, du cadrage pédagogique jusqu’au déploiement sur la plateforme du client. Ce que nous décrivons ici vient de cette pratique, mais la démarche vaut aussi pour le présentiel.

Pourquoi la mesure revient aussi à l’agence

Si la mesure se décide à la conception, elle concerne celui qui conçoit. L’agence qui construit le parcours en connaît la structure. Elle sait quels modules sont décisifs, à quel rythme un apprenant doit avancer, où placer une évaluation pour qu’elle mesure un acquis.

Le responsable formation, lui, manque souvent de temps pour ce travail. Il gère plusieurs projets en parallèle, avec des interlocuteurs multiples. Confier la conception de la mesure à l’agence lui permet de garder la main sur les décisions, sans porter seul toute la construction.

C’est pourquoi nous considérons que notre rôle ne s’arrête pas à la livraison des contenus.

Étape 1 · Au cadrage : fixer le résultat attendu

Notre premier apport intervient avant toute production. Avec le responsable formation et, si possible, un manager du métier concerné, nous posons la question « pour obtenir quoi ? » jusqu’à obtenir un indicateur observable.

Ce temps d’échange permet aussi de vérifier que l’indicateur existe déjà, qu’il est accessible, et de relever sa valeur de départ.

Dans notre exemple · c’est à ce moment qu’on récupère le taux de résolution au premier contact.

Étape 2 · À la conception : intégrer la mesure dans le parcours

Les niveaux 2 et 3 se construisent dans le parcours lui-même.

  • Niveau 2

    Des évaluations qui mesurent un acquis précis

    Un positionnement en début de parcours donne le point de départ. Des mises en situation remplacent ou complètent les quiz de connaissances. Une évaluation en fin de parcours, construite sur le même modèle, permet de comparer.

  • Niveau 3

    De quoi observer pour le manager

    Une grille courte, centrée sur quelques comportements attendus au poste, et un moment défini pour l’utiliser.

Dans notre exemple · le manager sait qu’il écoutera quelques appels un mois après la formation, et ce qu’il doit y repérer.

Étape 3 · Au déploiement : suivre la formation pendant qu’elle se déroule

Dans un parcours digital ou blended, la plateforme de formation produit beaucoup de données : connexions, complétion, résultats aux évaluations, avis des apprenants. Elle en propose rarement une lecture utile pour décider. À partir de ces données, nous construisons un tableau de bord adapté au parcours. En présentiel, les mêmes indicateurs se collectent autrement, par les évaluations et les retours des formateurs.

Groupe Conseillers 1

Semaine 3
Avancement / rythme attendu
74 %
Mises en situation réussies
81 %
Satisfaction
8,8/10
Utilité perçue pour le poste
8,4/10
2 apprenants à risque1 module sous le seuil
Exemple fictif · Conseillers clientèle. Toutes les données sont fictives.

Un tableau de bord n’a de valeur que si ses règles de lecture sont claires. Elles se définissent avec le client :

  1. un seuil de qualité, en dessous duquel un module est signalé ;
  2. une définition de l’apprenant à risque, par exemple au moins deux signaux d’alerte cumulés ;
  3. un rythme attendu, qui sert de référence pour repérer les retards.

Ces règles n’existent dans aucune plateforme par défaut. Elles traduisent ce que le client considère comme une formation qui se passe bien.

Le tableau de bord en images

Trois niveaux de lecture : le groupe, l’apprenant et le module.

Exemple fictif · Conseillers clientèle

Le groupe

3 groupes suivis
  • Groupe 1

    Avancement74 %
    Mises en situation81 %
    2 à risque
  • Groupe 2

    Avancement86 %
    Mises en situation84 %
    0 à risque
  • Groupe 3

    Avancement64 %
    Mises en situation70 %
    3 à risque
Comparer l’avancement des groupes et repérer celui qui décroche.

L’apprenant

Engagement et avancement dans le parcours
  • Conseiller 1100 %Dans l’attendu
  • Conseiller 258 %À surveiller
  • Conseiller 390 %Dans l’attendu
  • Conseiller 430 %À risque
Repérer chaque semaine les apprenants en retard pour les relancer à temps.

Le module

Seuil de qualité fixé avec le client : 8/10
  • Écouter la réclamation · E-learning9,1/105 verbatims
  • Reformuler et proposer · Classe virtuelle8,9/103 verbatims
  • Clore l’échange · E-learning7,8/10Sous le seuil
Savoir quel module retravailler avant le groupe suivant. Toutes les données sont fictives.

Ce que ça change pour le responsable formation

Le suivi se fait pendant la formation, et plus seulement à la fin. Au moment de l’arbitrage, le responsable formation dispose de données construites pour répondre à la question de la direction.

Pendant la formation

  • Les apprenants qui décrochent sont repérés à temps pour être relancés.
  • Les modules qui fonctionnent moins bien ressortent avec les commentaires des apprenants.
  • On sait où retravailler le parcours avant le groupe suivant.

Au moment de l’arbitrage

  • Les acquis sont mesurés avant et après.
  • L’observation du manager est documentée.
  • L’indicateur de performance opérationnelle a une valeur de départ.

Ce qui reste du côté de l’entreprise

Nous ne pouvons pas tout porter. Les données métier du niveau 4 appartiennent à l’entreprise. L’observation au poste dépend du manager. La mesure de l’après se joue donc dans l’organisation, avec ou sans prestataire.

Partie 4 · La méthode : par où commencer, même seul

Près d’un tiers des responsables formation interrogés par le baromètre travaillent seuls. Ils gèrent les demandes, le budget, le plan et la logistique. Dans ces conditions, mesurer les quatre niveaux sur tous les parcours n’est pas réaliste.

Renoncer à mesurer n’est pas une option pour autant. Le jour de l’arbitrage, c’est ce qui compte. La solution consiste à réduire le périmètre, pas l’exigence.

Pendant l’épisode du Lab Kwark, Pierre-Louis Cacot a soumis à Frédéric Hebert une méthode pensée pour ces situations. Son avis :

« Relativement simple à mettre en place pour les petites structures. »
Frédéric Hebert, Chief Learning Officer de Rise Up, dans le Lab Kwark
  1. Choisir un seul indicateur, avec le manager métier

  2. Tester sur un seul groupe

  3. Faire trois points de mesure

Étape 1 · Choisir un seul indicateur, avec le manager métier

L’indicateur doit déjà exister. Vous n’avez pas le temps d’en créer un, ni d’en organiser la collecte. Pour le trouver, posez deux questions au manager :

  • Si la formation fonctionne, qu’est-ce qui aura changé dans trois mois ?
  • Cette donnée, vous la suivez déjà ?

Un bon indicateur remplit trois conditions. Il est déjà suivi. Il peut évoluer en trois mois. Le manager le regarde. Quelques exemples :

Intégration
Le délai avant autonomie sur le poste
Commercial
Le taux de transformation
Sécurité
Le nombre d’incidents déclarés
Notre exemple fictif
Le taux de résolution au premier contact

Notez-le en une ligne avant le lancement, avec la valeur que vous espérez atteindre. Ne le changez pas en cours de route.

Étape 2 · Tester sur un seul groupe

Choisissez un seul programme, de préférence celui dont la direction parle déjà. Le résultat aura plus de poids.

Visez un groupe d’une vingtaine de personnes. En dessous de dix, un seul cas fausse le résultat. Au-dessus, le suivi demande trop de managers et trop de relances.

Étape 3 · Faire trois points de mesure

  1. J0

    Avant le démarrage de la formation, vous relevez la valeur de départ de l’indicateur pour le groupe. Sans elle, vous n’aurez rien à comparer.

  2. J+30

    Vous envoyez au manager une seule question sur le comportement attendu, par Teams ou Slack. Une réponse en dix secondes, sinon il ne répondra pas.

  3. J+90

    Vous comparez l’indicateur à sa valeur de départ.

Le point J+30 couvre le niveau 3, de façon simple. Le point J+90 couvre le niveau 4. Si vous avez un peu plus de temps, ajoutez une courte mise en situation au début et à la fin de la formation. Vous couvrirez aussi le niveau 2.

Lire le résultat

C’est en croisant J+30 et J+90 que le résultat devient utile.

Le manager à J+30L’indicateur à J+90Comment le lire
NettementIl progresseVous tenez un argument pour l’arbitrage.
NettementIl ne bouge pasD’autres facteurs pèsent, ou l’indicateur était mal choisi.
Un peuIl progresse peuLe transfert est partiel. Voyez avec le manager ce qui freine avant de conclure.
Pas du toutPeu importeC’est le parcours qu’il faut revoir avant d’aller plus loin.

Et ensuite

Une fois la méthode testée sur un groupe, elle peut s’étendre au parcours suivant. Chaque nouvelle mesure enrichit votre bilan de fin d’année. Progressivement, la question de la direction trouve une réponse construite.

Conclusion

La preuve se prépare avant la formation

Le Baromètre de la Formation 2026 le montre : la conviction est là, la preuve beaucoup moins. Cet écart se joue au milieu de la chaîne, sur l’apprentissage et le transfert au poste.

Ces deux niveaux ne se rattrapent pas après coup. Ils se prévoient dès la conception, en partant du résultat attendu. Une agence peut porter une large part de ce travail. Un responsable formation seul peut aussi commencer, avec un indicateur, un groupe et trois points de mesure.

En résumé

  1. Le constat. On mesure surtout la satisfaction et, parfois, un indicateur de performance opérationnelle. Les niveaux 2 et 3, qui font la preuve, sont mal mesurés.
  2. Le problème. La mesure de l’impact arrive trop tard. Elle doit être conçue avec le parcours, à partir du résultat attendu.
  3. Le rôle de l’agence. L’agence fixe le résultat au cadrage, intègre les évaluations et outille le suivi pendant la formation.
  4. La méthode. Un indicateur, un groupe, trois points de mesure : de quoi commencer, même seul.

Sources

Pour aller plus loin

  • Baromètre. Rise Up et Parlons RH, Baromètre de la Formation 2026 : la formation à l’épreuve de la preuve, 4ᵉ édition, 192 responsables formation interrogés. Consulter le baromètre
  • Podcast. Le Lab Kwark, épisode avec Frédéric Hebert, Chief Learning Officer de Rise Up. Écouter l’épisode
  • Évaluation de la formation. Donald L. Kirkpatrick, « Techniques for Evaluating Training Programs », Journal of the American Society of Training Directors, 1959.
  • Évaluation de la formation. James D. Kirkpatrick et Wendy Kayser Kirkpatrick, Kirkpatrick’s Four Levels of Training Evaluation, ATD Press, 2016.
  • Ingénierie pédagogique. Grant Wiggins et Jay McTighe, Understanding by Design, ASCD, 1998.
  • Mémoire et apprentissage. Hermann Ebbinghaus, Über das Gedächtnis (De la mémoire), 1885.

À propos de Kwark

Kwark est une agence de digital learning et un éditeur EdTech basé à Paris. Depuis 22 ans, nos 50 experts conçoivent et produisent des formations sur mesure : e-learning, vidéo, motion design, podcast, immersif. Nous proposons aussi un catalogue de plus de 1 500 modules prêts à l’emploi dans 17 secteurs. Kwark Formation, notre organisme certifié Qualiopi, forme les formateurs.

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