Que donne vraiment le podcast pour la formation en entreprise ?
Découvrez comment utiliser le podcast en formation professionnelle : cas d’usage, limites et bénéfices pédagogiques, avec le retour d’expérience de Kwark.
Retour d’expérience de l’agence digital learning de Kwark pour le podcast en formation
Le podcast est partout, et la formation n’y échappe pas. En 2025, 44 % des Français en écoutent, dont deux tiers au moins une fois par semaine (ACPM × CSA). Trendy, ludique, immersif, il coche beaucoup de cases. Mais au-delà de l’effet de mode, que donne-t-il réellement sur le terrain ? Voici notre retour d’expérience, sans langue de bois.
Comment on l’utilise chez Kwark
Nous ne faisons pas du podcast pour faire du podcast. Nous le mobilisons là où l’audio a une vraie valeur ajoutée : le récit, le témoignage, l’ancrage. Trois projets récents l’illustrent bien.
Une audiothèque post-formation pour les managers de France Télévisions. Le message envoyé aux managers est clair : « on vous forme, mais après la formation, on ne vous lâche pas ». Chaque podcast correspond à une situation problématique: gérer un conflit, oser déléguer, trouver sa posture… L’épisode rejoue une scène vécue, décrypte ce qui s’y joue, puis livre deux ou trois actions applicables immédiatement et des recommandations pour mieux gérer sur la durée. Une véritable trousse de secours dans laquelle chacun pioche selon son besoin, au moment où il en a besoin.
Un podcast pour les formateurs, consacré à l’histoire de la pédagogie et à l’IA au service de la pédagogie : prendre de la hauteur sur son métier, en s’appuyant sur la force du récit.
Un podcast pour les tuteurs et maîtres d’apprentissage, construit autour d’interviews, pour comprendre concrètement tout ce qu’implique ce rôle, par la voix de ceux qui l’exercent.
Là où ça marche…
Le podcast en formation excelle dès qu’il s’agit d’incarner et de raconter : témoignages, récits scénarisés engageants, rappels post-formation, tips pratiques. Son atout maître est sa disponibilité : il s’écoute facilement, à tout moment: dans les transports, entre deux réunions… sans mobiliser un écran ni un créneau dédié. Les usages le confirment : l’écoute se fait surtout à domicile (88 %), mais la mobilité reste un vrai moment d’écoute (59 % des auditeurs, ACPM × CSA). Et elle est attentive : au Royaume-Uni, l’étude RAJAR MIDAS relève que près de 9 auditeurs sur 10 écoutent tout ou presque de chaque épisode lancé. C’est ce qui en fait un formidable outil d’ancrage et de renfort, en complément d’un dispositif de formation.
… et là où ça ne marche pas
Soyons honnêtes : le podcast est déconseillé pour transmettre des contenus très techniques, qui exigent de se poser, de prendre des notes, de faire des exercices ou de manipuler des données. Dans ces cas-là, mieux vaut un module interactif, une classe virtuelle ou un atelier. Un podcast n’a pas vocation à remplacer une formation. Il la complète, la prolonge.
L’intérêt pédagogique, en résumé
La voix crée de la proximité et de l’émotion, deux leviers puissants de mémorisation. Le format court favorise la répétition espacée, clé de l’ancrage des apprentissages — un mécanisme documenté de longue date par la recherche en psychologie cognitive (l’effet d’espacement). Et le récit scénarisé permet de projeter l’apprenant dans des situations réelles, là où un contenu descriptif resterait abstrait.
Notre conviction d’experts : le podcast n’est ni un gadget ni une solution miracle. Bien ciblé (pour témoigner, raconter, rappeler, outiller), c’est un complément redoutablement efficace et économique. Mal ciblé, c’est un contenu stérile qu’on n’écoute pas jusqu’au bout. Tout est une question d’intention pédagogique.
Sources : ACPM × CSA, « Les usages du podcast en France », 2025 (2 020 Français interrogés, dont 889 auditeurs) ; RAJAR MIDAS, Royaume-Uni, 2025 ; sur l’effet d’espacement : Ebbinghaus (1885), Cepeda et al. (2006). Les données d’adoption et de complétion portent sur le podcast grand public, non sur la formation.






