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Le métavers, catalyseur pédagogique

le métavers, catalyseur pédagogique

Le métavers, catalyseur pédagogique

Learning Technologies 2023 & Kwark Education… Ce que vous avez manqué. 

Le métavers, catalyseur pédagogique

 

 10h30, le salon Learning Technologies est déjà très fréquenté en ce milieu de matinée. Je me précipite pour assister à la conférence « Métavers, catalyseur pédagogique ». Le titre est accrocheur et le sujet en phase avec mes enjeux de responsable de la formation d’un grand groupe dans le secteur de l’éducation : trouver une plateforme performante pour l’engagement des apprenants en formation. La conférence est bondée, je m’assois donc par terre. Sophie Torre, Directrice du développement chez Kwark Education et Nicolas Spatola, Docteur en psychologie sociale et cognitive chez Artimon Perspectives, nos deux intervenants, entrent en scène. Voici ce que j’en ai retenu.  

La genèse de l’histoire de ce partenariat 

Kwark Education s’associe avec Manzalab et l’architecte Manal Rachdi pour créer MetaKwark, le premier métavers éducatif français ​en décembre 2021. Le campus a été dessiné avec une volonté créer des espaces ouverts et tournés vers la nature.​ C’est un campus virtuel pour se former en synchrone, échanger avec ses pairs, organiser des évènements RH/Formation. Autre atout,le MetaKwark consomme 10 fois moins de bande passante qu’une visioconférence et préserve l’impact environnemental. ​La sérendipité est au cœur de ce nouvel environnement, les interactions fortuites dans le distanciel sont recréées, il est possible de faire des rencontres au hasard des déplacements dans le MetaKwark. Il est basé sur la notion de « présence virtuelle » des sciences cognitives, pour créer un sentiment de présence réelle dans un environnement virtuel.  

​Artimon, cabinet conseil en organisation et management et plus particulièrement son Institut de Recherches & Perspectives – s’engage dans une étude autour de l’impact des métaverses sur l’apprentissage avec l’apport des Sciences Cognitives.​ « Artimon Perspectives est un cabinet indépendant qui nous a sollicité pour analyser nos données et étudier la manière dont les environnements virtuels influent sur notre capacité d’apprentissage. Ils ont une vraie démarche scientifique et neutre. Les résultats de cette étude qui tend à démontrer l’apport du métavers dans l’apprentissage, seront d’ailleurs publiés très prochainement » nous apprend Sophie Torre. L’objectif est donc de mesurer les apports pédagogiques de ce nouvel environnement virtuel.  

Le métavers : un contexte cognitif global ​catalyseur d’apprentissage   

Les outils digitaux et leur impact restent les enjeux majeurs des ressources humaines sur leur volet formation dans les prochaines années. Le Cahier des tendances RH 2023 réalisé par Parlons RH indique que le marché français du digital RH dépassera les 4 milliards d’euros en 2024. C’est une augmentation de 6% par an. Kwark Education a bien compris que de nombreux outils digitaux actuels ne se suffisent plus à eux-mêmes. Le métavers est l’un de ces éléments clés pour former et monter en compétence rapidement, de manière qualitative mais aussi efficace. 

Nicolas Spatola et ses équipes sont partis de ce que la littérature scientifique leur apprend sur le sujet, de la manière dont notre cerveau et notre cognition sociale nous intègrent dans des environnements virtuels. Nous retenons bien mieux lorsque nous avons conscience d’être à un moment “T” dans un lieu précis, pour un objectif spécifique. Il est donc judicieux d’étudier ces environnements virtuels pour comprendre comment nous allons nous y projeter.  

« Les humains ont la capacité de se projeter dans un environnement, de s’y spatialiser et ainsi de s’y sentir intégrés. Cela signifie que notre cerveau ne traite pas les informations de la même manière, si nous sommes au restaurant ou dans une salle de classe. Le contexte et l’environnement le prédispose à un comportement. Être dans une salle de classe, renforce donc le contexte d’apprentissage. » nous explique Nicolas Spatola. Nous comprenons alors que posséder un avatar, sur un campus virtuel, spatialise les apprenants et leur permet de s’autoréférencer dans un environnement d’apprentissage qui les pousse dans des dispositions favorables à l’apprentissage.  

Et plus globalement, les environnements virtuels bénéfiques pour la pédagogie  

Lorsque nous pensons apprentissage, nous imaginons que ce process se fera sur de longues périodes. Il faut en réalité créer plusieurs séquences assez retreintes dans le temps pour booster nos capacités de mémorisation et d’intégration de nouveaux concepts. Au fur et à mesure que le temps passe, notre capacité d’absorption de l’information réduit drastiquement. Nous ne sommes en réalité concentrés à notre maximum que 30 minutes. Imaginons que nous suivons une formation professionnelle sur 2 jours, comprenant 9 heures d’apprentissage quotidiennes. La quantité d’informations transmises par le formateur se perdra au bout d’un mois.  

L’idéal, serait de se retrouver régulièrement dans un environnement virtuel pour une session très courte de rappel de l’information, pour raviver les traces mémorielles.  En cela le métavers peut donc s’avérer catalyseur de l’information. MetaKwark offre la possibilité aux entreprises et aux écoles de réaliser des formations sous format POC (proof of concept). Ce sont de courtes sessions réalisables à n’importe quel moment et de n’importe quel endroit. L’organisation n’en est d’ailleurs que facilitée, notamment dans le cas où les participants seraient disséminés à l’international.  

Le métavers comme catalyseur de l’apprentissage par le biais des avatars  

La littérature scientifique met en exergue 3 processus qui nous conduisent à être satisfaits de notre expérience apprenante dans un environnement virtuel.  D’une part le sentiment de présence, favorisé par les avatars.  D’autre part la richesse de l’environnement : elle accroît elle aussi le sentiment de présence de l’utilisateur dans le métavers, qui est notamment grandement favorisé par la 3D. Enfin la capacité d’interaction : elle est renforcée par la perception que nous avons des avatars des autres.  

“De nombreuses recherches sont actuellement réalisées autour des avatars. Et on constate par exemple que l’apparence de l’avatar, sa taille et son allure par exemple, joue un rôle important dans son comportement. Si vous avez en face de vous un avatar plus petit que le vôtre, vous aurez davantage confiance en vous et prendrez part de manière plus active à votre apprentissage. Si votre avatar est habillé comme un scientifique, alors son propriétaire se sentira davantage capable d’apprendre les mathématiques ou la physique. C’est ce que l’on appelle le proteus effect : l’apparence de l’avatar nous indique comment agir”, nous révèle Nicolas.  

11h10. Je ressors de la conférence et voici ce que j’en ai retenu : d’abord, je suis rassurée par l’indépendance d’Artimon Perspectives dans ses recherches. Leur démarche est scientifique et objective. Ensuite, je retiens que les environnements virtuels favorisent l’apprentissage, que ce soit via le travail collaboratif, ou l’aspect des avatars qui accroît le sentiment de présence de l’utilisateur. La capacité d’interaction et le sentiment de présence sont également essentiels pour une montée en compétence rapide et efficace. La conjonction de ces processus va permettre d’approfondir de manière encore plus qualitative l’intégration de l’utilisateur dans l’environnement virtuel. Le métavers permet donc de générer des moments d’apprentissage plus courts et plus percutants dans lesquels les apprenants sont davantage stimulés. L’ADN de MetaKwark correspond donc à ces diagnostics qui sont les premiers prédicteurs d’une bonne expérience d’apprentissage.  

Retrouvez l’intégralité de l’interview ici

Pour davantage d’informations sur le MetaKwark

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