
Capturer l'expertise interne : ce que nous apprend Hugues Lajouanie, Directeur des partenariats chez 360 Learning
On lit beaucoup de choses en ce moment sur la fin du LMS, sur l'IA qui va remplacer les concepteurs pédagogiques, sur l'entreprise entièrement pilotée par les compétences. Mais entre les effets d'annonce et la réalité opérationnelle, il y a souvent un écart. C'est précisément pour le mesurer que nous avons invité Hugues Lajouanie dans le Lab Kwark.
LMS, LXP : et si la vraie question, c'était l'engagement ?
360 Learning ne choisit pas entre LMS et LXP. La plateforme combine les deux, et Hugues explique pourquoi cette distinction est en train de perdre de son sens. Les LMS historiques rattrapent leur retard en termes d'expérience utilisateur, tandis que les acteurs plus récents fusionnent les deux catégories.
Ce qui reste central, selon lui, c'est l'engagement.
L'IA ne remplace pas l'agence. Elle change ce que l'agence produit.
En avril 2024, 20 % des contenus créés sur 360 Learning l'étaient avec l'aide de l'IA. Ce chiffre dit quelque chose d'important : l'IA s'est imposée vite, mais elle n'a pas tout changé.
Hugues est direct sur le sujet : l'IA produit bien ce qui est standard, peu contextuel, peu différenciant. Dès qu'un programme touche la culture de l'entreprise ou des sujets sensibles, l'agence reprend toute sa valeur.
Le vrai levier : l'expertise qui dort dans vos équipes
C'est le fil conducteur de l'épisode. 360 Learning a construit une partie de son ADN sur ce principe : les meilleures sources de formation sont souvent déjà dans l'entreprise. L'IA permet aujourd'hui de cartographier les compétences, d'identifier les experts, de repérer les gaps et de transformer des collaborateurs en créateurs de contenu.
L'objectif sur un déploiement de 3 ans : que 3 à 5 % des collaborateurs deviennent auteurs. Un chiffre modeste en apparence, mais qui représente, dans un grand groupe, une masse critique de savoir partagé.
Ce que ça change pour mesurer la performance
Les équipes L&D ne peuvent plus se contenter de compter les heures de formation délivrées. Ce qui compte désormais : combien de gaps de compétences ont été comblés, combien d'experts internes ont créé du contenu, et dans quelle mesure la formation s'intègre dans le flux de travail quotidien des collaborateurs.







