Menu

Accueil

Accueil

Blog

Blog

L'illusion du volume : pourquoi vos formations n'ont pas d'impact

L'illusion du volume : pourquoi vos formations n'ont pas d'impact

L'illusion du volume : pourquoi vos formations n'ont pas d'impact

L'illusion du volume : pourquoi vos formations n'ont pas d'impact

Formation

Formation

L'illusion du volume : pourquoi produire plus de formations ne résout rien

400 milliards de dollars investis chaque année dans la formation mondiale. Et 74 % des entreprises qui reconnaissent que leur dispositif ne suit pas le rythme des besoins en compétences. 60 % des collaborateurs qui estiment que le digital learning de leur organisation n'est tout simplement pas pertinent pour leur poste.

Ce n'est pas un problème de budget. Ce n'est pas non plus un manque de volonté. C'est une logique défaillante.

Produire plus : le réflexe qui aggrave le problème

Lors du Digital Learning Fest organisé par edtake, Pierre-Louis Cacot, Directeur Marketing & Innovation chez Kwark, et Fabien Guibert, Customer Success Manager chez edtake, ont posé une question simple aux participants : où concentrez-vous vos efforts cette année ? La réponse majoritaire est tombée sans hésitation : produire plus de contenu.

C'est le réflexe naturel. L'IA a rendu la production dix fois plus rapide. Ce qui mobilisait dix jours de conception s'obtient aujourd'hui en quelques heures.

Mais notre mémoire de travail, elle, n'a pas évolué depuis les années 1980. Un module de 45 minutes qui empile concepts, vidéos et quiz ne veut pas dire qu’on apprend davantage. Et sans réactivation, on perd 70 % de ce qu'on a appris en 24 heures. Aucun LMS, aucun avatar, aucun outil IA ne change ce chiffre.

« L'IA générative, ça a beaucoup d'aspects positifs, mais ça a quand même amplifié ce phénomène. L'objectif, ça va être de réussir à l'utiliser à bon escient, pour que l'IA devienne un accompagnateur pour les formateurs plutôt qu'une solution de substitution. »

Pierre-Louis Cacot, Directeur Marketing & Innovation, Kwark

Le problème n'est donc pas l'IA en elle-même. C'est l'usage qu'on en fait quand la logique de départ est déjà défaillante.

Le taux de complétion : un indicateur qui ment par omission

La plupart des équipes formation travaillent avec les mêmes trois métriques : taux de complétion, NPS post-formation, retour des managers. Ces données ne sont pas inutiles. Elles sont insuffisantes.

« Mesure le taux de complétion, ça reviendrait pour un commercial à comptabiliser le pourcentage de rendez-vous auxquels il allait comme objectif. C'est un premier élément, mais qui ne va pas pouvoir réellement nous aider à juger la pertinence du contenu, le transfert en poste, … toutes les choses qui comptent vraiment. »

Pierre-Louis Cacot

Le modèle de Kirkpatrick existe depuis 1959 et distingue quatre niveaux d'évaluation.

Le niveau 1, c'est la satisfaction : est-ce que l'apprenant a apprécié la formation ? C'est le NPS, le questionnaire à chaud. Le niveau 2, c'est l'acquisition : est-ce qu'il a appris quelque chose ? C'est le quiz de fin de module. Le niveau 3, c'est le transfert au poste : est-ce que son comportement a changé dans son travail réel, plusieurs semaines après ? Le niveau 4, c'est l'impact business : est-ce que ça a produit un résultat mesurable pour l'organisation ?

En 2026, la majorité des organisations évaluent encore leurs formations aux niveaux 1 et 2 et se demandent pourquoi elles n'ont pas d'impact.

Ce n'est pas une question de moyens. C'est une question de ce qu'on choisit de mesurer.

Les entreprises qui définissent en amont un indicateur business précis pour chaque parcours changent de paradigme. Pas un objectif de formation vague mais un indicateur opérationnel réel : une variation de comportement d'achat, un taux de conformité, un geste métier observé par le manager. Avec ça, on peut itérer. On peut prouver. On peut arbitrer.

Et puisque les contenus se produisent de plus en plus vite, rien n'empêche désormais d'appliquer à la formation ce que le marketing pratique depuis des décennies : l'A/B testing. Tester deux approches sur deux groupes, mesurer l'impact sur l'indicateur terrain, déployer la version gagnante.

Les deux causes profondes que personne ne veut regarder en face

Derrière la majorité des formations sans impact, on retrouve invariablement les mêmes deux racines.

Le désalignement avec un besoin métier réel. On commande une formation RSE parce qu'il faut faire une formation RSE. Pas parce qu'on a formulé un objectif précis. Sans cet ancrage, on ne saura jamais si la formation a fonctionné. On aura juste un taux de complétion.

« Il faut partir de l'objectif terrain attendu et non pas simplement du besoin global de faire une formation. »

Pierre-Louis Cacot

La sur-scénarisation. Parce qu'on peut produire vite et bien, on produit trop. Quinze vidéos d'affilée. Du microlearning superposé à de la réalité virtuelle superposée à des quiz interactifs. Une accumulation de formats qui, au lieu de servir la compétence, finit par noyer l'apprenant dans une charge extrinsèque inutile. La modalité doit suivre la compétence à acquérir.

L'IA chirurgicale : un multiplicateur, pas une baguette magique

C'est probablement là que la position de Kwark est la moins confortable à entendre pour ceux qui ont investi dans des stacks IA formation ces deux dernières années.

« L'IA n'est pas du tout le point central du dispositif . C'est un multiplicateur. Les parcours qui réussissent le mieux chez nous, ce sont les projets où les clients, à la base, ne voulaient pas du tout de cette technologie. Ils venaient avec un besoin métier très précis et un parcours bien définit. Et c'est en y réfléchissant que l'IA s'est révélée pertinente à un endroit précis. »

Pierre-Louis Cacot

Les entreprises qui arrivent en demandant "on veut absolument de l'avatar" par exemple, obtiennent des gadgets. Celles qui arrivent avec un problème opérationnel clair finissent parfois par utiliser de l'IA parce que c'est la réponse juste à cet endroit précis.

C'est ce que nous appelons l'IA chirurgicale : pas de l'IA partout, pas de l'IA pour impressionner. De l'IA là où elle résout un problème que rien d'autre ne résout aussi bien : personnalisation à l'apprenant, tutorat en contexte, boucles d'amélioration continue sur les modules les moins performants.

« Stop covering content, start designing for performance. »

Cathy Moore, conceptrice pédagogique

Lagardère Travel Retail : la preuve par l'incarnation

Rien ne vaut un cas concret pour sortir du débat théorique.

Lagardère Travel Retail souhaitait former ses acheteurs internationaux aux "Achats Responsables" et ancrer de nouveaux réflexes dans le référencement des produits. Dans 15 pays.

En travaillant avec eux, nous avons identifié le problème réel : les taux d'abandon sur les formations RSE étaient structurellement plus élevés. Le contenu était perçu comme générique, imposé, désincarné. Une obligation de plus dans un catalogue déjà surchargé.

La solution n'était pas de refaire la pédagogie. C'était de donner un visage au message.

Avec notre outil BlendGen, nous avons cloné Lilian Vignau, Chief Commercial & Digital Officer, Lagardère Travel Retail, pour qu'il introduise chaque module dans la langue du pays concerné. Même voix, mêmes mimiques, même intonation, mais en 15 langues.

L'IA gérait la traduction et la synchronisation labiale.

Résultat trois mois après le déploiement :

  • Taux d'abandon passé de 20 % à 4 % (une réduction de 80 %)

  • Taux de complétion à 49 % et en progression

Ce ne sont pas les 15 langues qui ont changé les chiffres. C'est le fait qu'un dirigeant incarnait le message dans la langue natale de chaque apprenant. L'IA l'a rendu possible à l'échelle. Mais c'est le diagnostic pédagogique qui l'a rendu pertinent.

Ce que ça implique concrètement

Cinq critères font la différence :

  • Partir d'un problème opérationnel, pas d'un thème. Quelle problème manager ? Quel geste métier à corriger ? Quel indicateur terrain permettra de mesurer le succès dans six mois ?

  • Choisir la modalité en fonction de la compétence, pas de la tendance. La réalité virtuelle n'est pas plus efficace que la vidéo par nature. Elle l'est pour certaines compétences, dans certains contextes.

  • Utiliser l'IA comme copilote, pas comme pilote automatique. Elle amplifie l'expertise du concepteur. Elle ne la remplace pas.

  • Ancrer dans le travail réel. Les mises en situation reconnaissables, les personnages crédibles, les situations vécues : c'est ce qui déclenche l'engagement émotionnel qui ancre le souvenir.

  • Mesurer le transfert, pas la présence. Mettre le manager dans la boucle. Définir l'indicateur avant de lancer la conception. Ne pas attendre la fin du déploiement pour se demander comment on va savoir si ça a marché.

Notre conviction

Chez Kwark, nous travaillons avec la même conviction depuis plus de 20 ans : une formation qui ne change pas un comportement n'a pas de valeur.

Si votre catalogue grossit mais que vos indicateurs terrain stagnent, le problème n'est pas la cadence de production. C'est la logique de conception.

Vous voulez qu'on regarde ensemble ce que vaut votre dispositif actuel ?

👉 Prenez rendez-vous avec notre équipe, nous analysons votre situation et vous proposons des leviers concrets pour passer du volume à l'impact.

Transformez votre vision de la formation en réalité

Transformez votre vision de la formation en réalité

Transformez votre vision de la formation en réalité

Chaque projet est unique. Parlons du vôtre.

Chaque projet est unique. Parlons du vôtre.

Parlez nous de vous !

Parlez nous de vous !

L’actu par email, recevez votre dose mensuelle de digital learning

Les organismes de formations choisissent Kwark pour enrichir l'expérience apprenant.

11 Rue Erard, 75012 Paris

Prendre rendez-vous

L’actu par email, recevez votre dose mensuelle de digital learning

Les organismes de formations choisissent Kwark pour enrichir l'expérience apprenant.

11 Rue Erard, 75012 Paris

Prendre rendez-vous

L’actu par email, recevez votre dose mensuelle de digital learning

11 Rue Erard, 75012 Paris

Prendre rendez-vous

Les organismes de formations choisissent Kwark pour enrichir l'expérience apprenant.